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Économie et entreprise

Une fin de non-recevoir comme moteur…

Par Guillaume Cordeaux · 2 min de lecture

Maarten Michielssens, Euronext Bruxelles.

D’un naturel modeste, Maarten Michielssens, dynamique fondateur d’EnergyVision, n’en reste pas moins un champion dans son secteur.

Parti avec 6.200 euros de capital de départ, l’ex-journaliste sportif au regard doux et pétillant est à la tête aujourd’hui d’un conglomérat puissant d’activités qui s’étend des panneaux solaires aux bornes électriques en passant par la fourniture de gaz et d’électricité, via les célèbres stations Dats24.

En douze ans, le Flamand a créé un acteur incontournable de l’énergie en Belgique. Son chiffre d’affaires s’affole depuis le début de l’année. Son action caracole à la Bourse de Bruxelles. Alors, quand le multi-entrepreneur nous assure qu’un refus le motive, on a du mal à le croire ! Pourtant… Au mur de son bureau, une lettre encadrée de 1979 restitue l’échange entre Paul Hewson, alias Bono, futur chanteur de U2, et le label de musique RSO Records. Un manager signifie à l’artiste, âgé de 19 ans, que sa musique n’est pas adaptée à l’air du temps. L’Irlandais ne changera pas de carrière et deviendra un auteur-compositeur-interprète mythique, malgré le camouflet.

Maarten Michielssens a, lui aussi, vécu des moments de défiance. Il a balayé les critiques. Très vite, d’un revers de manche. Pierre par pierre, il a construit son modèle, l’a fait évoluer, a anticipé les modes et s’est imposé parmi les opérateurs historiques, paralysés par leurs poids structurels. L’été dernier, récompense suprême : EnergyVision a été désigné « meilleur fournisseur d’énergie » en Belgique par Test-Achats.

Guillaume Cordeaux

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